Les câbles anti-intrusion de la Prom' passés au crash test

Nice-Matin Nice-Matin - il y a 5 mois

Selon ses concepteurs, le dispositif, installé sur la Promenade des Anglais après l'attentat, est capable de résister à l'assaut de deux camions terroristes successifs

Les images vidéos sont impressionnantes: un bloc de plusieurs tonnes à l'assaut d'un câble. Sous le choc, le filin se déforme mais ne cède pas. Il résiste. Une première fois. Puis une seconde.
Ces images sont celles de crash tests menés sur les câbles anti-intrusion installés sur la Promenade des Anglais après l'attentat du 14-Juillet. Ces tests ont été réalisés sur un site d'essai à Belluno en Italie du Nord par le groupe Maccaferri, concepteur du dispositif de sécurisation déployé à Nice en partenariat avec l'entreprise Garelli.

“Plus solide que les fondations d'une maison”
La procédure “a été homologuée par l'université de Venise, reconnue par le Servizio Tecnico Centrale (STC) qui fait partie des membres de l'European Organisation for Technical Approvals (EOTA) aptes à délivrer le marquage CE”, indique Maccaferri.
Les résultats sont "très satisfaisants", se félicitent Antoine Gagliardi et Alberto Grimod, respectivement directeur commercial et ingénieur pour l'industriel italien. Les tests montrent que cette glissière de sécurité imaginée sur mesure pour la Prom'est capable de résister à deux chocs successifs équivalents a minima à celui du poids lourd utilisé par le terroriste pour semer la mort à Nice l'été dernier.
Le câble se déforme assez pour absorber l'énergie du choc sans rompre et sans trop ployer non plus, ce qui permet au système de continuer à protéger les piétons circulant sur le trottoir du bord de mer, expliquent les spécialistes.
Parallèlement à ces tests, la Métropole Nice-Côte-d'Azur (NCA) a fait contrôler - avec succès - la conformité du matériel par l'APAVE, précise le chef de service espaces publics et voirie NCA, Denis Carlo.
Un matériel installé par l'entreprise niçoise Garelli depuis fin février entre Les Ponchettes et Gambetta - pour un coût global de 5ME. Le déploiement nécessite "de gros travaux de génie civil et des fouilles énormes", précise Pierre Paul Bernardi, le directeur général de la boîte de BTP niçoise qui a remporté l'appel d'offres d'urgence lancé par la mairie après l'attaque terroriste.
Les poteaux qui servent de support aux câbles d'aciers sont scellés dans une poutre de béton ferraillée de 60 cm de profondeur. Un système "plus solide que les fondations d'une maison", assure Garelli.
De quoi rassurer les Niçois, qui verront ce système de sécurité s'étendre jusqu'à Lenval d'ici au 14 juillet 2017. De quoi aussi, peut-être, pour les entreprises, “vendre” le dispositif à d'autres villes…

Crédits photos : Cyril Dodergny
Source : www.nicematin.com

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