L'État veut traquer la pollution de l'eau à la source

lemarin.fr lemarin.fr - il y a 13 mois

Réduire dès à présent les émissions de micropolluants dangereux, développer les connaissances sur ces derniers et les lister. Ce sont les objectifs posés par le second plan micropolluants 2016-2021 annoncé le 8 septembre par la ministre de l'Environnement.

Les micropolluants chimiques sont des substances introduites, directement ou indirectement, par l'homme dans le milieu. Métaux lourds, molécules organiques (pesticides, hydrocarbures, TST, PCB), détergents, ils sont détectables dans l'environnement à très faible concentration. Plus de 110 000 molécules sont recensées par la réglementation européenne.

Protéger les eaux de surface continentales et littorales, souterraines, les sédiments et les eaux destinées à la consommation humaine est la priorité du gou-vernement, en droite ligne des objectifs fixés par la directivecadre sur l'eau (DCE) de 2000 et de ceux de la directive-cadre stratégie milieu marin (DCSMM) en limitant l'apport de polluants au milieu marin via les cours d'eau.

À l'heure de la mise en œuvre des nouveaux schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) à l'échelle des grands bassins hydrographiques français et des programmes d'action milieu marin (Pamm) pour la période 20162021, les enjeux sont de taille.

Riche des apports de trois précédents plans –  dont celui sur les PCB et celui sur les rési-dus de médicaments  – le nouveau plan d'action ambitionne de supprimer d'ici 2021 tous les rejets des substances dangereuses prioritaires comme le demande la directive-cadre sur l'eau (DCE) de 2000. Les rejets d'anthracène et des polluants spécifiques identifiés dans les Sdage de 2009-2015 doivent être réduits de 30 % sauf le linu-ron (herbicide) et le chlordécone déjà interdits.

Pour agir à la source, 39  actions vont s'appliquer, en collaboration avec le ministère de la Santé, l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema), les agences de l'eau et les organismes de recherche. Pour réduire les émissions, la surveillance des rejets industriels sera renforcée, tout comme celle des installations classées (ICPE), des centrales nucléaires et des milieux hospitaliers.

Autre priorité, obtenir plus de transparence dans le partage des données, notamment celles provenant de l'industrie phar-maceutique. Le plan prévoit en outre la protection de 1 000 cap-tages prioritaires vis-à-vis des nitrates ou des pesticides, sur environ 3  000 touchés par des pollutions diffuses.

Le plan insiste sur une meilleure gestion des sédiments contaminés lors des opérations de dragage.Photo : Éric Houri

Il faudra notamment mieux gérer les sédiments contaminés lors des opérations de dragage. Le ministère prévoit l'inventaire des sites de stockage de résidus d'anciennes industries extractives, la cartographie les eaux souterraines contaminées par les ions perchlorate d'origine agricole et ceux issus des résidus des munitions des grandes guerres et s'attaquera aux flux de mercure à l'aval des anciennes mines de Guyane.

Une méthodologie sera élaborée pour aider opérateurs portuaires et fluviaux, énergéticiens EMR, à utiliser pour leurs ouvrages maritimes des matériaux alternatifs, en substitution de matériaux classiques naturels (roche) ou artificiels (béton). 'Ineris, le BRGM, l'Onema, 'Irstea, l'Ifremer et les agences e l'eau seront mobilisés sur e nouveaux programmes e recherche. Un indicateur era ainsi établi en fonction du ombre de molécules invento-iées dans le milieu ainsi que 'évolution des flux émis par olécules et par source d'émis-ion.

par Mélanie Chartier

Source : http://nouveau.pressedd.fr/visu/document/doc/s168576982/from/PANORAMA/sha/f74e9b57145c72a00f884bd2c79b7f57dedc3bf5/client/1231/pass/bc480195ee19cfed15b8bf4b3d5f3486614c56ef/account/

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