Au coeur d'une visite de sécurité dans un hôtel

Nouvelle république Nouvelle république - il y a 15 mois

Les établissements recevant du public sont soumis à des contrôles réguliers sur le respect des réglementations et de la sécurité.

Gérard Goupil, gérant de l'hôtel Chaptal à Amboise, a sorti tous ses dossiers et ses registres sur une table dans le hall de son établissement. Il reçoit ce matin-là une visite de la commission de sécurité à la suite de travaux effectués dans l'hôtel. En effet, les systèmes d'alarme incendie ont été changés pendant l'intersaison, avec un équipement spécial dans quatre chambres pour visiteurs handicapés visuels ou sonores. Le dossier d'accessibilité pour les personnes ayant un handicap a été mis à jour. L'hôtel s'est équipé d'un défibrillateur. Au total l'investissement se monte à 55.000 €, pour un établissement de vingt-six chambres dont le chiffre d'affaires est de 330.000 € par an. Les travaux ont été terminés à la mi-avril. Ils ont été menés par un conducteur de travaux SSI (Système de sécurité incendie), réalisés par une entreprise agréée et suivis par l'Apave (organisme officiel de contrôle et de certification), qui a effectué les essais. Les contrôles des extincteurs, les portes automatiques qui se gèrent en même temps que l'alarme, le bon fonctionnement des sirènes d'alarme… Tout a été fait.

Une visite en pleine activité

Le gérant souligne que cela s'ajoute au contrôle de l'eau, de l'assainissement, au dossier PPRI (risques), à l'emploi de salariés (cinq en pleine saison), etc. Ce jour-là, s'il aligne tous les registres, les courriers et les dossiers, c'est un peu pour fustiger la lourdeur du système. Il se demande aussi pourquoi la commission passe en pleine saison touristique alors qu'elle pouvait le faire depuis la fin des travaux.
Pour le responsable de la visite, la réponse se trouve dans la question. La commission préfère justement passer au moment où l'établissement accueille les touristes pour tester les systèmes de sécurité. « C'est parce qu'il y a beaucoup de monde qu'il faut le faire », explique-t-il.
Cette commission, réunie à l'initiative de la mairie, est menée par un lieutenant de pompier. Elle comprend aussi un élu, des techniciens, dont ceux de l'Apave, et un gendarme. Une fois que tout le monde s'est réuni, une visite des lieux est faite. On vérifie la chambre de garde de nuit, le tableau électrique. Cette visite se fait pendant un test d'alarme (en fin de matinée, tous les clients de l'hôtel sont à l'extérieur), l'électricité coupée. Au bout d'une perche, un appareil est posé sous un détecteur d'incendie et envoie un gaz qui déclenche l'alarme. Celle-ci doit fonctionner pendant cinq minutes. Dans les chambres équipées pour handicapés auditifs, des flashs rouges transpercent l'obscurité. La visite se fait dans ce vacarme et les issues de secours sont vérifiées.
Finalement, le test a été concluant. Tout fonctionne et la sécurité des touristes est assurée pendant la nuit. La visite aura duré une vingtaine de minutes. À la fin, le registre de sécurité de l'établissement est annoté de cette visite. Les hôtels sont contrôlés tous les cinq ans.

I.R.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/08/11/Au-coeur-d-une-visite-de-securite-dans-un-hotel-2807139

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