Faire de la prévention un vecteur de performance

- il y a 23 jours

Tous les quatre ans, l’État, les partenaires sociaux, la Sécurité sociale, les organismes et les acteurs de prévention publient un Plan santé au travail (PST). Le document 2016-2020 est le troisième PST. Le PST 3 fait de la prévention une priorité. Il insiste également sur la nécessité de mieux prendre en compte la qualité de vie au travail (QVT), qu’il envisage comme un “levier de performance”.

Tous les quatre ans, avec une régularité de métronome, l’État, les partenaires sociaux, la Sécurité sociale et les organismes de prévention publient un Plan santé autravail (PST). “Le document 2016-2020 est le troisième PST, rappelle Elian Blanchon, responsable du domaine santé et sécurité del’homme chez Apave. Ce Plan change résolument de paradigme puisque, pour la première fois, il donne la priorité à la prévention plutôt qu’à la réparation. Il précise par ailleurs, et ceci aussi est nouveau, que la prévention doit être perçue non comme une contrainte réglementaire, mais bien comme un vecteur de performance de l’entreprise.” Faire de la prévention un levier deperformance ne s’improvise pas. Pour parvenir à cette fin, le PST 3 propose de travailler sur trois axes: il s’agira de donner la priorité à la prévention primaire et au développement de la culture de la prévention; d’encourager, ensuite, les entreprises à améliorer significativement la qualité de vie au travail (QVT). Enfin, le troisième axe de travail est transversal: “Le PST 3 recommande de mettre en œuvre des solutions qui visent à renforcer le dialogue social autour de ces questions, mais aussi à aider les structures qui ne disposent pas en interne des ressources nécessaires pour mettre en place cette stratégie”, note Elian Blanchon.

COMBINER PRÉVENTION, MANAGEMENT ET PERFORMANCE
Voilà pour les constats. Maintenant, comment Apave peut-elle, concrètement, accompagner ses clients dans la mise en place de cette approche stratégique aussi innovante que prometteuse ? En réalisant des diagnostics et en faisant des préconisations qui mettent en perspective la notion de risque santé-sécurité. Dans cette logique, Apave propose une approche globale de maîtrise des risques: qualité, coût, délai, environnement et santé-sécurité. “Parallèlement, Apavetravaille sur la perception du risqueet cherche de possibles décalagesentre le risque tel qu’il est perçu parla direction, le management et leséquipes sur le terrain, poursuit ElianBlanchon. Une fois cela fait, nous intervenons pour optimiser la culture de l’entreprise afin de s’assurerque l’ensemble des collaborateurs,quel que soit leur échelon,partage bien la même notion de risque.”» Autrement dit, que nousparlons tous bien de la même chose !

FAIRE DE LA SÉCURITÉ L’AFFAIRE DE TOUS
Les managers ont un rôle clé à jouer dans le déploiement et le succès de cette démarche : “Quelque soit leur niveau, les managerssont en effet appelés à s’interroger sur leurs propres comportements: sont-ils convaincus de la pertinence de la consigne de sécurité qu’ils donnent ? Font-ils en sorte que l’application des consignes de sécurité devienne quelque chose de naturel pour leurs équipes ? etc.” Car il n’y a pas de secret: pour que “prévention” rime avec “performance”, il faut d’abord que la sécurité devienne l’affaire de tous et que sa mise en œuvre soit perçue non pas comme une contrainte, mais bien comme ungeste positif qui, peu à peu, devient un automatisme. /


Les lignes directrices du PST 3
• Faire de la prévention une priorité,
• Développer l’accompagnement des travailleurs et des entreprises dans la prévention de la désinsertion professionnelle,
• Faire de la qualité de vie au travail un objet stratégique et favorisersa mise en œuvre,
• Simplifier les normes, pour une plus grande effi cience des règles de prévention,
• Prioriser certains risques,
• Rassembler et mettre en perspective les données de santé au travail
• Structurer un système d’acteurs afin d’assurer une gouvernance, partagée et opérationnelle de la santé au travail. /

Références
En décembre 2015, le Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT) s’est réuni sous la présidence de la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, pour adopter le troisième Plan santé au travail. Ce plan qui n’est, rappelons-le, pas un texte réglementaire, est le résultat d’une concertation étroite entre les acteurs de la prévention: entre autres, la Direction des risquesprofessionnels de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) ou l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) se sont entendus pour faire de la préventionune priorité. /

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