Gazoduc, chantier de levage complexe

Christian Fournier / Prise de Vue

- il y a 10 mois

GRT Gaz et Streicher France ont confié à Apave plusieurs missions sur le gazoduc « Arc de Dierrey-Lot 1 », qu’ils ont récemment construit en commun. Le défi ? S’assurer de la conformité du chantier sans jamais entraver sa progression.

La construction d’un gazoduc est une affaire délicate qui demande du temps et de la réactivité. Dix-huit mois mois ont été nécessaires à GRT Gaz et la société allemande de génie civil Max Streicher pour construire le tronçon de canalisation DN 1 200, long de 60 kilomètres, qui acheminera la ressource naturelle entre Cuvilly et Betz (Oise). Pour les accompagner dans leur démarche, les deux entités ont demandé à Apave d’intervenir sur différentes missions : « GRT Gaz, qui était maître d’ouvrage de ce projet, nous a sollicités pour assurer la coordination SPS*, obligatoire pour la sécurité globale d’un chantier dès lors que plusieurs entreprises interviennent sur le terrain, explique Didier
Gaston, responsable des agences Apave de Compiègne, Soissons et Beauvais. Dans le même temps, nous avons été mandatés par l’entreprise Max Streicher pour contrôler régulièrement environ 180 engins de levage, que l’entreprise mandataire et ses sous-traitants ont dû mobiliser sur ce chantier. »

NORMES EN VIGUEUR EN ALLEMAGNE
L’opération s’est avérée plus complexe qu’on ne pouvait l’imaginer : « Les matériels et équipements qui arrivent sur le chantier répondent bien évidemment aux normes en vigueur en Allemagne, souligne Sébastien Guéritault, responsable HSE Streicher France. Cependant, nous sommes tenus de les faire contrôler dès leur arrivée en France, car l’obligation règlementaire en vigueur dans le pays n’est pas forcément la même et en l’absence d’équivalence règlementaire au niveau de l’Union européenne. »
La gageure d’un tel chantier ? Éviter l’immobilisation des engins qui arrivent en nombre afin de ne pas ralentir le travail. Pour cela, Apave s’est organisée afin d’intervenir lors des
créneaux où les machines sont les moins sollicitées. Apave a également contrôlé les branchements électriques des installations pour, là aussi, s’assurer que les normes françaises étaient scrupuleusement suivies. « Nous avons par ailleurs formé une dizaine de collaborateurs de Max Streicher à l’habilitation électrique française,
relève Didier Gaston. Et pour éviter toute déperdition d’informations, la formation s’est effectuée directement en langue allemande. »
Des collaborateurs désormais autonomes sur ce sujet. /
* Sécurité Protection de la Santé.
CONTACT > didier.gaston@apave.com

La démarche Apave
La mission d’Apave a été de s’assurer de la conformité des machines, sans pour autant les immobiliser et entraver la progression du chantier. Pour cela, Apave a choisi de mutualiser les ressources des deux agences les plus proches des travaux (en l’occurrence celles de Compiègne et de Soissons) et de les placer sous la houlette d’un chef de projet unique, pour plus d’efficacité. Les bénéfices de cette formule ? Garantir la réactivité des techniciens (capables de répondre à la demande de Streicher France du jour au lendemain), mais aussi limiter leurs frais de déplacements, et donc les coûts imputés au client.

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