«La DGAC travaille main dans la main avec OSAC»

- il y a 7 mois

Témoignage de Bertrand de Lacombe, directeur de l’Europe et de l’international, chef de la mission de la coopération internationale, Direction générale de l’Aviation civile (DGAC).

OSAC, aux côtés de la DGAC, fait partie d’un consortium européen regroupant également la Civil Aviation Authority (CAA) britannique et l’Agencia Estatal de Seguridad Aérea (AESA) espagnole. La vocation de ce groupe d’Autorités européennes, qui intervient au nom de l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA), est de faire progresser la sécurité aérienne, partout dans le monde, là où le modèle européen est perçu comme une véritable référence.

 

Pourquoi constituer ce consortium européen ?

L’AESA souhaitait renforcer l’influence technique de l’Europe dans le monde. L’Agence a lancé un appel d’offres auquel nous avons répondu avec nos collègues britanniques et espagnols. En participant ainsi à cet appel d’offres, notre objectif était de contribuer au développement de cette influence européenne. Cette réponse nous a donc permis de nous positionner comme un acteur majeur en la matière tant en intra-UE que vis-à-vis des pays où nous intervenons sous couvert de l’AESA. Nous travaillons main dans la main avec OSAC, qui est « partie de l’Autorité ». Cette coopération s’opère de manière très simple, entre collègues. Dès que l’AESA nous sollicite pour mener une action d’assistance, nous examinons ensemble nos capacités respectives pour pouvoir y répondre, conjointement ou séparément. Nous participons de concert aux rencontres régulières du consortium avec l’AESA, où nous représentons ensemble la partie française.

Le niveau de compétence des inspecteurs est un élément-clé de la réussite des programmes de formation menés pour l’AESA, notamment en Asie du sud...

Ces formations ont toujours été extrêmement bien perçues dans ces pays qui éprouvent une double difficulté. En premier lieu, leur niveau de compétence n’est pas toujours au rendez-vous et alimente la suspicion des autorités internationales qui placent ces pays ou leurs compagnies sur leur « liste noire ». De plus, le rythme de recrutement et de formation des inspecteurs ne parvient pas à suivre celui de la hausse du trafic. Former et valoriser le rôle des inspecteurs au sein de ces Autorités est donc extrêmement important.

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