La centrale biomasse est en service à Chartres et chauffera 4500 foyers

L'Echo Républicain L'Echo Républicain - il y a 5 mois

Apave a suivi cet important chantier de construction pour la ville, puis a été missionnée pour diverses missions comme l’évaluation des risques Atex, la vérification des installations de protection contre la foudre, la vérification de conformité des machines.

La nouvelle centrale biomasse de Chartres Métropole, basée sur la zone d'activité de Gellainville, en périphérie de Chartres, chargée de produire de la chaleur et de l’électricité, est en service depuis quelques jours.

« Construire et faire fonctionner cette nouvelle centrale biomasse avant la fin 2018, dans un temps si contraint… C’était un challenge pour Chartres Métropole et les équipes sur place », confie Florent Colin, directeur de la SPL Chartres Métropole énergies.

Les premiers électrons ont été produits fin octobre, tandis que la mise en service industrielle de toute la centrale s’est déroulée il y a une quinzaine de jours.

La phase de réglages, notamment pour la partie production d’électricité n’était pas tout à fait terminée, mercredi 12 décembre. Mais pour bénéficier d’un prix de rachat de l’électricité à un montant attractif, pendant vingt ans, la nouvelle structure devait être opérationnelle avant la fin de l’année.

Le complexe aquatique L'Odyssée sera raccordé en 2019 à la nouvelle centrale

Cette centrale biomasse, basée sur la zone d'activité de Gellainville, en périphérie de Chartres, permet actuellement d’alimenter en chaleur une bonne partie du quartier de La Madeleine, des constructions du quartier de Beaulieu (principalement les anciens bâtiments et les futurs qui opteront pour cette technologie), mais aussi certaines entreprises du périmètre.

En 2019, le complexe aquatique L’Odyssée, alimenté en gaz aujourd’hui, sera raccordé à cette centrale, de même que l’hôpital Louis-Pasteur, au Coudray.

Un investissement de 57 millions d'euros

À terme, 4.500 foyers seront alimentés en chaleur et 17.000 en électricité (hors chauffage). L’usine de production de chaleur de La Madeleine, restaurée l’an dernier, se positionne en solution de secours en cas de panne ou pendant les phases de maintenance.

Aussi, la semaine d’été sans eau chaude dans les HLM de La Madeleine n’est plus qu’un vilain souvenir pour les locataires.

Ce nouvel équipement représente un investissement de 57 millions d’euros, dont 40 millions pour la centrale et 17 millions pour les réseaux de chaleur qui ont tous été changés, passant d’une technologie haute à basse température. 8 km de tuyaux ont été remplacés. « Et tout cela sans augmenter le coût du chauffage », se félicite Jean-Pierre Gorges, le président de Chartres Métropole.

Le saviez-vous ?

L’usine brûle à 75 % du bois issu de meubles jetés dans les déchetteries, ce qui rend très compétitif la production de chaleur et d’électricité. Les fournisseurs sont basés en Eure-et-Loir et en Essonne afin d'assurer un fonctionnement en circuits courts. Le reste, 25 %, provient de plaquettes forestières. 60.000 tonnes de matière seront brûlées, chaque année.

François Feuilleux


Photo : La centrale biomasse de Chartres Métropole (chaudière) © Quentin Reix

 

Source : L’Écho Républicain 


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