Friches urbaines, de réelles opportunités

- il y a 5 mois

Dans un contexte de limitation de l’étalement urbain, la reconquête des friches et anciens sites industriels, souvent pollués, représente une véritable opportunité foncière pour les entreprises et de développement urbain durable pour les collectivités. Dépolluer un sol peut s’avérer très coûteux. Grâce à son expertise multimétier, Apave accompagne dans une approche globale les collectivités et les entreprises tout au long de leur démarche de reconversion.

Stations-service désaffectées, anciennes mines ou usines (gaz, chimie, pétrochimie, etc), terrains de l’armée… les friches industrielles, portuaires ou militaires constituent des réservoirs fonciers, souvent idéalement situés et reliés à des infrastructures importantes (grands axes routiers, réseaux ferrés, voies d’eau). Aujourd’hui, face à la pression foncière et pour lutter contre l’étalement urbain, les collectivités essaient de reconstruire la ville sur elle-même grâce à la valorisation de ces friches. 

Pour le groupe Apave, l’enjeu en matière de réhabilitation des friches industrielles est de s’inscrire dans des projets d’aménagement urbain durable et d’apporter à l’ensemble des donneurs d’ordre un savoir-faire pluridisciplinaire, à la fois technique, réglementaire et économique. Dans une approche transversale et globale, le Groupe travaille comme un facilitateur de projet avec l’ensemble des acteurs : les industriels, les collectivités, les aménageurs, les associations de riverains, la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), etc. 

Un diagnostic complet

Même s’il existe des bases de données sur les friches*, « la difficulté sur ce type de projets est que, les sites ayant souvent vécu plusieurs vies industrielles, la traçabilité de la nature des polluants (hydrocarbures, métaux lourds, composés chimiques…) est parfois difficile à établir », précise Stéphane Daubigny, chef de produit national sites et sols pollués chez Apave.

La première étape à programmer est donc le diagnostic du terrain. « Le maître mot est l’anticipation. Plus la pollution est caractérisée en amont, plus la réhabilitation de la friche en sera facilitée. Pour réaliser un diagnostic complet, nous procédons à des prélèvements dans les milieux : sols, eaux souterraines et gaz du sol. » Ensuite, Apave réalise un bilan coûts-avantages des différentes hypothèses de reconversion possibles, sur la base de contraintes environnementales, sanitaires, techniques et économiques. 

La méthodologie nationale Sites et Sols pollués d’avril 2017 recommande une réhabilitation des sites en fonction de leur usage futur. « Il est important d’avoir une posture très pragmatique, note Stéphane Daubigny. Il faut trouver le juste équilibre entre les usages possibles, la conformité sanitaire et environnementale et le coût des travaux éventuels de dépollution. » Pour gérer la pollution historique du site, Apave peut être amenée à proposer des actions de dépollution, de confinement ou des mesures constructives. En fonction notamment de la nature des polluants, plusieurs techniques de dépollution peuvent être utilisées : hors site, sur site (sols traités sur place après excavation) ou in situ (terres polluées traitées sur place sans excavation).

Optimiser le surcoût financier

« On va essayer avec nos clients d’optimiser le plan de masse de l’opération future en lien avec les surcoûts. Il s’agit de trouver quels espaces peuvent être dédiés à quels usages en optimisant le surcoût financier rapporté au mètre carré. » La loi ELAN (pour Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) va créer une dynamique de développement des projets urbains dans laquelle les friches industrielles s’inscrivent comme espace à réhabiliter. « C’est une démarche que le Groupe maîtrise parfaitement à travers une approche globale très en amont des projets, pour lesquels nous pouvons proposer un panel de solutions adaptées à chaque situation particulière. » 

* Base de données sur les sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif (BASOL), et Base nationale des anciens sites industriels et activités de service (BASIAS)

 

Chiffre

7 000 sites et sols pollués appelant une action des pouvoirs publics en France, selon la base de données Basol, auxquels s’ajoutent près de 300 000 anciens sites industriels potentiellement pollués.

 

À noter

Depuis le 1er janvier 2019, toute demande de permis de construire, dès lors que le projet de construction est situé sur un Secteur d’information sur les sols (SIS*), doit comporter une attestation délivrée par un organisme certifié dans le domaine des sites et sols pollués. Les SIS correspondent aux terrains où la connaissance avérée de la pollution des sols justifie la réalisation d’études et de mesures de gestion de la pollution des sols.

* Créés dans le cadre de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (dite loi ALUR), les SIS sont définis par les services des préfectures.

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