Diagnostic complet au pied levé

- il y a 4 mois

La Ville de La Rochelle a demandé en urgence à Apave un diagnostic du château d’eau de Laleu-la Pallice, dont une partie venait de s’effondrer.

«On a entendu un boom énorme», ont déclaré les habitants à La Rochelle à la suite de l’effondrement, dans la nuit du 8 juin dernier, d’une partie de l’acrotère du château d’eau du secteur de Laleu-la Pallice. «J’étais de permanence à ce moment-là, précise Patrice Giret, directeur général adjoint Écologie urbaine et services techniques de La Rochelle. Par mesure de sécurité, nous avons procédé à l’évacuation de 55 personnes et mis en place un périmètre de sécurité. À la première heure, j’ai appelé Pascal Bessière, responsable unité bâtiment d’Apave, qui a modifié son agenda pour se rendre sur place.»

Un protocole de surveillance

Construit en 1942, le château d’eau alimente des zones d’habitat et des établissements clas­sés Seveso (stockage d’hydrocarbures). «Il fallait faire vite et trouver des solutions immédiates pour sécuriser l’ouvrage et réconforter les riverains, souligne Pascal Bessière. Nous avons réalisé un diagnostic en urgence de l’ensemble de la structure.» Certaines armatures étaient corrodées par la mer. Pour que la Ville puisse continuer à exploiter le château d’eau, Apave a préconisé quelques interventions préalables (curetage de morceaux de béton, etc.) et la mise en place d’un protocole de surveillance. En parallèle, la Ville a lancé la construction d’un ouvrage de capacité de pompage équivalente, qui devrait être livré d’ici à trois ans. La Rochelle a de plus confié à Apave le diagnostic des autres châteaux d’eau. «Grâce à un long partenariat avec le Groupe, nous savons que nous pouvons vraiment nous fier aux observations des spécialistes d’Apave, c’est essentiel», conclut Patrice Giret. /

 

Poursuivre l’exploitation en maîtrisant les risques

Apave a travaillé avec un laboratoire d’analyses pour réaliser le diagnostic du château d’eau dans des délais très réduits. «L’ouvrage a été maintenu dans son exploitation, moyennant des protocoles de surveillance hebdomadaires et trimestriels approfondis, avec des audits sécurité, détaille Pascal Bessière. La Ville nous a également demandé de diagnostiquer l’ensemble des châteaux d’eau rochelais.»

 

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