« Ce ne sont pas les machines qui font la force, mais les hommes »

- il y a 8 mois

Interview de Stéphane Torrez, Président de SOPEMEA

Début 2019, Sopemea a annoncé le rachat d’AEMC, un laboratoire de référence dans son domaine. Quelle stratégie sous-tend cette acquisition ?

Stéphane Torrez : AEMC, dont le métier porte sur l’analyse des phénomènes de perturbations des systèmes électroniques, va nous permettre d’enrichir notre offre en matière de compatibilité électromagnétique (CEM). Il s’agit d’un vrai apport de recherche stratégique depuis l’expertise jusqu’au laboratoire d’essais et la formation. La réunion de nos expertises avec celles d’AEMC ouvre de nouvelles potentialités pour le groupe Sopemea, sur de nouveaux marchés innovants notamment.

En 2017, le laboratoire britannique PARC a rejoint le groupe Sopemea. Où en est l’internationalisation du Groupe ?

S. T. : L’acquisition de PARC est un choix stratégique dans son délai. Nous souhaitions être anglais avant le Brexit. La Grande-Bretagne est un grand pays industriel auquel nous apportons notre large gamme d’essais. L’internationalisation de Sopemea passe par de vraies implantations pays. Dans cette logique, nous sommes attentifs à ce qui se passe en Allemagne où nous avons aussi pour volonté de nous implanter.

Depuis plus de 70 ans, Sopemea est associé à de grands noms de l’aéronautique. Quelle est la règle pour demeurer ainsi à la pointe du progrès dans un domaine aussi exigeant que les essais ?

S. T. : Être vigilants ! Être convaincus aussi que ce ne sont pas les machines qui font la force, mais les hommes. En 2002, un an après le rachat de Sopemea par le groupe Apave, nous avons abandonné notre métier d’exécutant d’essais pour travailler plus en amont de la conception afin de permettre à nos clients de concevoir dans une enveloppe référentielle que nous déterminons préalablement. C’est une nouvelle place que nous avons prise chez nos clients. Nous évoluons avec eux.

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